La Ville veut encore "améliorer" la zone 30 km/h
Chers amis, chères et chers membres d'Ô Vivre Ensemble,
Il est temps de vous redonner des nouvelles fraîches sur le nouveau projet que la Ville de Genève est en train de bricoler dans son coin pour aménager la zone 30 du quartier des Eaux-Vives.
En effet, c'est par le plus grand des hasards que nous avons appris grâce à l'intervention auprès de notre association d'un cabinet d'avocats de la place que nos autorités préparent en coulisse un nouveau plan d'aménagement comprenant entre autres :
la suppression de 45 places en zone bleue avec macaron, de 6 places de stationnement payantes et la création de 222 places de vélos ! (Détails dans le document en attachement)
Les stratèges pensent compenser une partie de ses places de voiture dans le parking de la gérance immobilière municipale (GIM) de l'école des Vollandes - ce qui est loin d'être acquis - ainsi que dans le parking de l'Etat de Genève au boulevard Helvétique 27, lequel ne se situe pas vraiment dans notre quartier.
Bien entendu, ce projet s'accompagne de toute une série d'aménagements de trottoirs et de bordures et de végétalisation en "prairie neutre" ou arborisée, sur 21 rues (oui 21 !) du quartier (Détails dans le document en attachement).
Pas besoin d'être ingénieur pour imaginer les nuisances !
Maladresse ou enfumage ?
Comme vous le savez aussi, la Ville a joué la sourde oreille tout au long de l'année dernière lorsque nous l'avons sollicitée par deux fois pour lui suggérer des aménagements de stationnement à la rue de Montchoisy suite au nouveau chantier de rénovation énergétique de l'immeuble du 36, 38 40.
Nous savons aussi que l'autre association a été consultée en bonne et due forme dans les délais de l'enquête publique qui nous avait échappé, et pour cause !
Coopérer ou s'opposer ?
Le 12 mai dernier, suite à une lettre recommandée, nous avons fini par obtenir un rendez-vous avec la magistrate Marjorie de Chastonay, en charge de l'aménagement, des constructions et de la mobilité, et deux de ses adjoints. Sans revenir sur les détails, cet échange fut courtois mais nous a laissé sur notre fin. La magistrate a proposé de nous revoir pour nous associer au processus d'ici la fin du mois de juin. A ce jour, nous attendons toujours un rendez-vous.
L'ennui, pour eux, c'est que nous savons que la Ville a commis une grosse erreur en inversant la demande d'autorisation de construire et l'enquête publique.
Il en résulte que si une opposition en bonne et due forme était interjetée, le processus pourrait être retardé d'au moins un ou deux ans.
En vous remerciant d'avoir pris la peine de nous lire, n'hésitez pas à nous faire part de votre avis ou de vos suggestions.
Très cordialement,
Pour le comité d'Ô Vivre Ensemble,
Nicolas Burgy
Président